30 avril 2006
PREMIER JOUR
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(Photo faite au cours d'une expo. consacrée à DOISNEAU)
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J'aime beaucoup les poèmes de J. PREVERT et celui- ci m'a toujours profondément émue.
Tout est dit en si peu de mots !!
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Premier jour
Des draps blancs dans une armoire
Des draps rouges dans un lit
Un enfant dans sa mère
Sa mère dans les douleurs
Le père dans le couloir
Le couloir dans la maison
La maison dans la ville
La ville dans la nuit
La mort dans un cri
Et l'enfant dans la vie.
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LE TEMPS DU MUGUET
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LE TEMPS DU MUGUET
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Il est revenu le temps du muguet
Comme un vieil ami retrouvé
Il est revenu flâner le long des quais
Jusqu'au banc où je t'attendais
Et j'ai vu refleurir
L'éclat de ton sourire
Aujourd'hui plus beau que jamais
Eh bien ! Le temps du muguet ne dure jamais
Plus longtemps que le mois de mai
Quand tous ses bouquets déjà se sont fanés
Pour nous deux rien n'aura changé
Aussi belle qu'avant
Notre chanson d'amour
Chantera comme au premier jour
Il s'en est allé le temps du muguet
Comme un vieil ami fatigué
Pour toute une année pour se faire oublier
En partant il nous a laissé
Un peu de son printemps
Un peu de ses vingt ans
Pour s'aimer pour s'aimer longtemps.
(Francis Lemarque)
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29 avril 2006
UN BELLE HISTOIRE D'AMITIE
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Une belle histoire d'amitié...
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C'est l'histoire de deux amis qui marchaient dans le désert.
A un moment, ils se disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre.
Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable : "Aujourd'hui mon meilleur ami m'a donné une gifle".
Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, dans lequel ils décidèrent de se baigner. Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva. Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre :
"Aujourd'hui mon meilleur ami m'a sauvé la vie".
Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda :
"Quand je t'ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la pierre. Pourquoi ?"
L'autre ami répondit:
"Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l'effacer. Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l'effacer".
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Apprends à écrire tes blessures dans le sable et à graver tes joies dans la pierre.
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(Auteur inconnu)
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28 avril 2006
INVITATION A LA FOLIE
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Invitation de la Folie
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Folie décida d'inviter ses amis pour prendre un café chez elle.
Tous les invités y allèrent. Après le café la Folie proposa : - On
joue à
cache-cache ?
>
- Cache-cache ? C'est quoi, ça ? demanda la Curiosité.
>
- Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu'à cent et vous vous cachez.
>
Quand j'ai fini de compter je cherche, et le premier que je trouve
sera
le prochain à compter.
>
Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.
>
-1, 2, 3,... la Folie commença à compter.
>
L'Empressement se cacha le premier, n'importe où.
>
La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d'arbre.
>
La Joie courut au milieu du jardin.
>
La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d'endroit
>
approprié pour se cacher.
>
L'Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un
rocher.
>
La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.
>
Le Désespoir étaient désespéré en voyant que la Folie
était déjà à 99.
>
- CENT ! cria la Folie, je vais commencer à chercher...
>
La première à être trouvée fut la Curiosité, car elle n'avait pu
>
empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier
>
découvert.
>
En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d'une
>
clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.
>
Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité...
>
Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda :
- Où est l'Amour ?
>
Personne ne l'avait vu.
>
La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d'une
>
montagne, dans les rivières au pied des rochers.
>
Mais elle ne trouvait pas l'Amour. Cherchant de tous côtés, la
>
Folie vit un rosier, pris un bout de bois et commença à chercher parmi
les
>
branches, lorsque soudain elle entendit un cri. C'était l'Amour, qui
criait
>
parce qu'une épine lui avait crevé un oeil.
>
La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s'excusa, implora l'Amour
>
pour avoir son pardon et alla jusqu'à lui promettre de le suivre pour
toujours.
>
L'Amour accepta les excuses.
>
Aujourd'hui, l'Amour est aveugle et la Folie l'accompagne
>
toujours.
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27 avril 2006
LE TABLIER DE GRAND-MERE
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LE TABLIER DE GRAND-MERE
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Le principal usage du tablier de Grand-Mère était de protéger la robe en
dessous, mais en plus de cela, il servait de gant pour retirer une poêle
brûlante du fourneau; il était merveilleux pour essuyer les larmes des
enfants, et à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.
Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs, les
poussins à réanimer, et parfois les oeufs fêlés qui finissaient dans le
fourneau.
Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d'abri à des enfants
timides; et quand le temps était frais, Grand-Mère s'en emmitouflait les
bras.
Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de
bois. C'est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque
dans la cuisine.
Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes. Après que
les petits pois aient été récoltés venait le tour des choux. En fin de
saison il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l'arbre.
Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c'était surprenant de
voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.
A l'heure de servir le repas, Grand-Mère allait sur le perron agiter son
tablier, et les hommes au champ savaient aussitôt qu'ils devaient passer à
table.
Grand-Mère l'utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie
du four sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle refroidisse, tandis que,
de nos jours, sa petite fille la pose là pour décongeler.
Il faudra de bien longues années avant que quelqu'un invente quelque objet
qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.
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(Auteur inconnu)
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L’ART D’ECOUTER
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L’ART D’ECOUTER
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Ecouter : l’art de se mettre en veilleuse
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Ecouter est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu’un. D’une certaine façon, c’est lui dire : « Tu es important pour moi, tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là. Je suis disponible à ta présence. Je me sens touché par ce que tu es, parce que tu dis. »
Ecouter, c’est commencer par se taire.
Avez-vous remarqué combien de tentatives d’échanges ou de pseudo-dialogues sont remplis d’expressions du genre : « Ah oui, c’est comme moi ! » ou « Moi aussi, j’ai eu affaire à telle situation. » Cette pseudo compréhension, qui s’approprie le dit de l’autre pour mieux le phagocyter, n’est qu’une occasion pour parler de soi, pour s’emparer du discours de l’autre et développer le sien.
Ecouter, c’est commencer par arrêter son petit cinéma intérieur, son monologue portatif, pour se laisser rejoindre et peut-être transformer par l’autre. C’est accepter qu’autrui entre dans notre intimité et mette en veilleuse nos pensées, nos ressentis, comme il entrerait dans notre maison et s’y installerait un instant, s’asseyant dans notre fauteuil et prenant ses aises, en sollicitant notre attention pour lui seul.
Ecouter, c’est accepter. C’est laisser tomber ce qui nous occupe pour donner son temps à l’autre. L’écoute ouverte est semblable à une promenade avec un ami. On marche à son pas, proche mais sans gêner, on se laisse conduire par lui, on s’arrête à sa discrétion, on repart avec lui, on est là pour lui. Cela s’appelle cheminer en compagnie.
Ecouter, ce n’est pas chercher à répondre à celui qui se cherche, se dit ou résonne devant nous.
Il convient surtout de lui permettre de s’entendre, de se reconnaître, de se retrouver dans les errances ou le labyrinthe de ses pensées. C’est refuser de penser à sa place, de donner des conseils, et même de vouloir comprendre. C’est simplement entendre.
Ecouter, c’est accueillir l’autre, le reconnaître tel qu’il se définit, sans se substituer à lui pour lui dire ce qu’il doit être. Bien sûr, il y a différents niveaux d’écoute. L’écoute active sera celle qui permet à celui qui parle d’entendre ce qu’il dit. L’écoute miroir, la plus rare et donc la plus recherchée, sera inconditionnelle ; elle permet de vider les trop-pleins d’amertume et de regrets. L’écoute résonance sera celle qui amplifie le dit de l’autre en restant ouvert et positif à toutes les idées, à tous les sujets, à toutes les expériences, à toutes les solutions, sans interpréter, sans juger, laissant à celui qui s’exprime le temps et l’espace de trouver sa voie.
Ecouter, ce n’est pas vouloir que quelqu’un soit comme ceci ou comme cela, c’est apprendre à se positionner silencieusement dans ce léger décalage entre ce qui est dit et ce qui est entendu.
Etre attentif à quelqu’un qui souffre, ce n’est pas donner une solution ou une explication à sa souffrance, c’est lui permettre de la dire et de trouver lui-même son chemin pour s’en libérer ou continuer à la porter.
Apprendre à écouter dans cette liberté d’être, c’est l’exercice le plus utile que nous puissions faire pour nous libérer de nos détresses, en retrouvant la part d’universel dans l’unicité de chacun.
Ecouter, c’est donner à l’autre ce que l’on ne nous a peut-être jamais donné : de l’attention, du temps, une présence bienveillante. C’est en apprenant à écouter les autres que nous arrivons à nous écouter nous-mêmes, dans notre corps, dans nos émotions. C’est le chemin pour apprendre à écouter la terre et la vie ardente. C’est devenir un poète de l’« humanitude », qui sent le cœur et voit l’âme des choses. « A celui qui sait écouter est donné de ne plus vivre à la surface : il communie à la vibration intérieure du vivant. »
Jacques Salomé
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LE BONHEUR
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LE BONHEUR
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On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié, après avoir eu un enfant et, ensuite, après en avoir eu un autre.
Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront. On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.
On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite.
La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux, que le moment présent. Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce ?
La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer. Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux maintenant qu'il est encore temps. "Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer. La vraie vie ! Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette a payer. Et alors, là, la vie allait commencer !
Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie". Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur. Le bonheur est le chemin.
LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION
Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux. Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie :
- Tomber amoureux;
- Rire jusqu'à en avoir mal au ventre, ou des crampes aux mâchoires;
- Trouver un tas de nouveaux mails sur sa boîte quand on revient de vacances;
- Conduire vers des paysages magnifiques en terre inconnue;
- Se coucher dans son lit en écoutant la pluie tomber dehors;
- Sortir de la douche et s'essuyer avec une serviette toute chaude;
- Réussir son dernier examen,
- Avoir une conversation intéressante;
- Retrouver de l'argent dans un pantalon que l'on n'a pas porté depuis des lustres; - Rire de soi-même;
- Rire sans raison particulière;
- Entendre accidentellement quelqu'un dire quelque chose de bien sur soi;
- Se réveiller en pleine nuit en se rendant compte que l'on peut encore dormir quelques heures;
- Ecouter une chanson qui nous rappelle un moment chéri;
- Se faire de nouveaux amis;
- Voir contents les gens que l'on aime;
- Rendre visite a un vieil ami et se rendre compte que les choses n'ont pas changé entre vous;
- Admirer un coucher de soleil;
- Te faire tranquillement masser le dos et t'endormir paisiblement;
- Sentir un vent doux et frais nous caresser la joue;
- Entendre dire que l'on nous aime et vivre paisiblement tous les petits moments qui nous réchauffent le coeur et l'âme.
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25 avril 2006
BON SENS

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BON SENS
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Aujourd'hui nous déplorons le décès d'un ami très cher qui se nommait "Bon Sens" et qui a vécu parmi nous depuis de longues années.
Personne ne connaît exactement son âge, car les registres de naissances ont été perdus il y a bien longtemps dans les méandres de la bureaucratie.
On se souvient de lui pour des leçons de vie, comme "La journée appartient à celui qui se lève tôt ", "Il ne faut pas tout attendre des autres" et "Ce qui arrive est peut-être de MA faute".
"Bon Sens" vivait avec des règles simples et pratiques, comme "Ne pas dépenser plus que ce que l'on a", et des principes éducatifs clairs, comme "Ce sont les parents, et non les enfants, qui décident".
"Bon Sens" a perdu pied quand des parents ont attaqué des professeurs pour avoir fait leur travail en voulant apprendre aux enfants les bonnes manières et le respect. Un enseignant renvoyé, pour avoir réprimandé un élève trop excité, a encore aggravé l'état de santé de " Bon Sens ".
Il s'est encore plus détérioré quand les écoles ont dû demander et obtenir une autorisation parentale pour mettre un pansement sur le petit bobo d'un élève, sans pouvoir informer les parents de dangers bien plus graves encourus par l'enfant.
"Bon Sens" a perdu la volonté de survivre quand des criminels recevaient un meilleur traitement que leurs victimes. Il a encore pris des coups quand cela devint répréhensible de se défendre contre un voleur dans sa propre maison et que le voleur pouvait porter plainte pour agression.
"Bon Sens" a définitivement perdu sa foi quand une femme qui n'avait pas réalisé qu'une tasse de café bouillante était chaude, en a renversé une petite goutte sur sa jambe, et pour cela a perçu une indemnisation colossale.
La mort de "Bon Sens" a été précédée par celle de ses parents : Vérité et Confiance, de celle de sa femme Discrétion, de celle de sa fille Responsabilité ainsi que de celle de son fils Raison.
Il laisse toute la place à ses trois faux frères : "Je connais mes droits", "C'est la faute de l'Autre" et "Je suis une victime".
Il n' y avait pas foule à son enterrement car il n' y a plus beaucoup de personnes pour se rendre compte qu'il est parti. Si vous vous souvenez de lui, faites circuler cette lettre, sinon ne faites rien!
(Auteur inconnu)
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L'AMITIE

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BEAUTE DE L’AMITIE
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Je ne sais si mes mots vont atteindre leur but………mais j’aurai essayé !
J’aimerais vous parler de la beauté de l’amitié.
Vouloir être apprécié des autres et les apprécier en retour est une belle chose, mais y parvenir est une autre affaire.
De même qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, les véritables amitiés sont rares. Et c’est certainement ce qui fait leur charme et leur force.
Au lieu de se sentir coupable en se disant qu’on a pas beaucoup d’amis, mieux vaut considérer que ceux qui ne s’intéresse pas à nous ne nous méritent pas. Il ne sert à rien d’abaisser les barrières sélectives, mieux vaut rechercher la perle rare.
Car je crois profondément qu’il est préférable de se passer d’entourages superficiels qui vous oublieront dés la première occasion.
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L'ACCENT
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Le tien c'est le tien, et le mien c'est le mien
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L'accent :
L'été 1951 (juste après le tournage de Don Camillo) voit la sortie d'un disque "recueil" de chansons de Fernandel. Au verso de la pochette du disque, on trouvera un des plus beaux poèmes jamais enregistrés par le comédien, extrait de "La fleur merveilleuse", et dont Miguel Zamacoïs (1866-1955) est l'auteur:
« De l'accent! De l'accent! Mais après tout en-ai-je?
Pourquoi cette faveur? Pourquoi ce privilège?
Et si je vous disais à mon tour, gens du Nord,
Que c'est vous qui pour nous semblez l'avoir très fort
Que nous disons de vous, du Rhône à la Gironde,
"Ces gens là n'ont pas le parler de tout le monde!"
Et que, tout dépendant de la façon de voir,
Ne pas avoir l'accent, pour nous, c'est en avoir...
Eh bien non ! je blasphème! Et je suis las de feindre!
Ceux qui n'ont pas d'accent, je ne puis que les plaindre!
Emporter de chez soi les accents familiers,
C'est emporter un peu sa terre à ses souliers,
Emporter son accent d'Auvergne ou de Bretagne,
C'est emporter un peu sa lande ou sa montagne!
Lorsque, loin du pays, le cœur gros, on s'enfuit,
L'accent? Mais c'est un peu le pays qui vous suit!
C'est un peu, cet accent, invisible bagage,
Le parler de chez soi qu'on emporte en voyage!
C'est pour les malheureux à l'exil obligés,
Le patois qui déteint sur les mots étrangers!
Avoir l'accent enfin, c'est, chaque fois qu'on cause,
Parler de son pays en parlant d'autre chose!...
Non, je ne rougis pas de mon fidèle accent!
Je veux qu'il soit sonore, et clair, retentissant!
Et m'en aller tout droit, l'humeur toujours pareille,
En portant mon accent fièrement sur l'oreille!
Mon accent! Il faudrait l'écouter à genoux!
Il nous fait emporter la Provence avec nous,
Et fait chanter sa voix dans tous mes bavardages
Comme chante la mer au fond des coquillages!
Ecoutez! En parlant, je plante le décor
Du torride Midi dans les brumes du Nord!
Mon accent porte en soi d'adorables mélanges
D'effluves d'orangers et de parfum d'oranges;
Il évoque à la fois les feuillages bleu-gris
De nos chers oliviers aux vieux troncs rabougris,
Et le petit village où les treilles splendides
Éclaboussent de bleu les blancheurs des bastides!
Cet accent-là, mistral, cigale et tambourin,
A toutes mes chansons donne un même refrain,
Et quand vous l'entendez chanter dans ma parole
Tous les mots que je dis dansent la farandole! »
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