BUSSANA  VECCHIA

 

 

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(Prononcer : BOUSSANA)

Un peu d'histoire pour présenter ce village atypique. Classé zone dangereuse donc inhabitable depuis le tremblement de terre de 1887 qui l'a complètement détruit, il est de nouveau habité par des "artistes-squatters". 

Bussana un village médiéval :

Situé sur les collines qui couronnent les vallées d'Argentina à l'est et celle d'Arméa à l'ouest, Bussana est distant de six kilomètres de San Remo.
Ce village fut fondé vers l'an 1050 lorsque le seigneur féodal des lieux, membre de la souche des comtes de Vintimille, fit bâtir un premier château. Plus tard Bussana fut acquis en 1259 par la république de Gênes. A la fin du XIVème siècle le village prend de l'ampleur et la chapelle du château demeure insuffisante pour accueillir tous les fidèles. Ainsi débuta la construction de l'église dédiée au culte de Saint Egidio et dont les travaux s'achevèrent en 1404. Un peu plus tard, l'église connut une extension avec l'ajout de deux nefs latérales et dont les travaux se terminèrent en 1505.
En 1652 une grande partie de l'église fut démolie à cause d'un changement radical de style, le Roman cédant le pas au Baroque. Les colonnes qui délimitaient les deux nefs latérales furent éliminées et on érigea le long des murs, six chapelles munies de leurs autels respectifs.

 

La sismicité historique :
Bussana a connu au XIXème siècle une série de quatre événements sismiques destructeurs, avec un premier événement le 23 février 1818 d'une intensité maximale de VIII sur l'échelle de Mercalli, puis un second  le 26 et 28 mai 1831, un peu plus fort que le précédent, d'une intensité maximale de VIII à IX (VIII sur Bussana), et où 24 maisons s'écroulèrent. Puis encore un troisième, le 29 décembre 1854 d'une intensité maximale de VIII qui a provoqué l'effondrement d'une maison et a fait quelques blessés légers.  Et enfin, 33 ans plus tard, le village est à nouveau frappé par le terrible séisme Ligure du 23 février 1887encore plus fort que les précédents, d'une intensité maximale de X à l'épicentre (VIII à IX à Bussana), qui a provoqué la mort de 53 personnes et a fait 27 blessés à Bussana.

A Bussana (820 habitants) 24 maisons s'écroulèrent et 49 furent jugées dangereuses et furent démolies.

Les fidèles venaient tout juste de sortir de l'église lorsque la voûte s'effondra.

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Le village renaît :
Aujourd'hui, Bussana Vecchia est un village qui se visite, on peut voir encore les stigmates de ce séisme sur les constructions, et cela grâce à une poignée d'artistes venus s'installer dès 1963. Pierre après pierre, ils ont littéralement ressuscité les ruines grâce à l'imagination, la persévérance, l'obstination, et le talent de cette communauté.

Bussana Vecchia longtemps fantôme et insolite, qu'on peut croire complètement délaissé lorsqu'on l'aperçoit de loin depuis l'autoroute, accueille la bagatelle de 25 000 visiteurs par an..

 

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Le 14 juin 1889, à une distance de 3 Km, en aval, fut posée la première pierre de la mairie donnant ainsi naissance a Bussana Nuova. L'ancien bourg fut définitivement abandonné.

Clizia, un céramiste  de Turin arriva en 1959 à Bussana Vecchia et trouva ce bourg, détruit par le tremblement de terre, particulièrement adapté à la création d'un centre international d'artistes

Le poète Giovanni Fronte et le peintre Vanni Giuffré fondèrent avec lui la Communauté Internationale d'Artistes. Ainsi commença donc la renstruction des bâtiments les moins endommagés. Munis de très faibles moyens financiers, sans eau, sans électricité, sans gaz ni égouts ils se mirent à déblayer des montagnes de décombres. 

Bien vite d'autres artistes provenant d'Italie, de France, d'Angleterre, d'Allemagne, d'Autriche et des Pays-bas se joignirent à eux et leur prêtèrent main forte. A la fin des années 60 la communauté était composée d'une trentaine d'artistes : qui peintre, qui sculpteur, céramiste, écrivain, musicien, acteur ou dessinateur. Clizia abandonna Bussana Vecchia pour fonder une école comunale de céramique à Castigliole d'Asti.

Certains, tout comme lui se limitèrent à cette expérience, d'autres conquis par la fascination et la magie de ce vieux village, décidèrent d'y rester.

Et voici tel qu'il est est maintenant :

 

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LES RUELLES

 

 

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Comme vous pouvez le constater, bien qu'habité depuis de nombreuses années (en tout illégalité !) ce village a conservé son aspect de ruine. Aucun toit (seulement des toitures terrasses) et des fils (téléphone, électricité) qui passent un peu partout au travers des ruelles.

Et malgré cet aspect tout le confort moderne est arrivé jusque là : eau, électricité, tout à l'égoût, téléphone........ et internet ! C'est le paradoxe italien !

 

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LES  FACADES

 

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Les ruines.des deux églises que je trouve particulièrement impressionnantes

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LES ARTISTES

 

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Et pour finir la boutique de nos 3 amis aux multiples talents : comédiens, musiciens, céramiste, peintre et j'en passe ..........!

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Pour finir voici la vue qui s'offre aux visiteurs en arrivant ou en partant du village.

Les pentes avec encore de nombreuse serres où sont cultivées les fleurs de la Riviéra et au loin la mer.

  

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